En hiver, les paysages urbains du bord de mer me paraissent plus nus, presque silencieux. L’architecture massive, les immeubles de béton alignés, les parkings vides et les jeux de plage abandonnés contrastent avec la beauté naturelle du littoral. Pourtant, loin de me rebuter, cette simplicité m’apaise. Elle me donne l’impression de voir le lieu sans masque, tel qu’il est réellement.
En été, la foule de touristes envahit l’espace et impose son rythme. Les voix, les terrasses bondées, les couleurs vives et le mouvement incessant attirent le regard et remplissent le paysage. Mais cette animation constante me laisse peu de place. En hiver, au contraire, le calme s’installe. Je peux marcher le long du rivage, écouter le bruit de la mer, sentir l’air froid sur mon visage et observer le paysage sans être distrait. C’est à ce moment-là que je me sens véritablement à ma place, libre et en accord avec ce littoral que je choisis de fréquenter loin de l’agitation estivale.