Au début des années 70, Étretat n’était pas si loin. J’habitais alors Mantes-la-Ville, dans les Yvelines, et dès que je pouvais quitter la région parisienne, je partais pour ce petit bourg et port de pêche. Déjà fasciné par la mer, j’en faisais mon terrain d’aventure photographique.
A cette époque, débutant en photographie, très influencé par de grands photographes tels que Cartier Bresson, Doisneau, Koudelka et tant d’autres, je m’appliquais à cadrer au mieux des scènes de vie des touristes fréquentant ce lieu le week end.
Au début, très intimidé par le regard des autres, je photographiais surtout des personnes de dos, trouvant dans cette distance un sentiment de protection, j’avais sans doute peur de me retrouver à leur expliquer pourquoi je les photographiais.
Heureusement peu à peu, avec le temps j’apprend à accepter cette peur et à clarifier mon intention.
Mon travail raconte ce chemin, de la réserve à l’affirmation, de la distance à l’échange et explore d’autres perspectives.